Auteure d’une quinzaine de romans, Leena Lehtolainen s’est fait connaître en Finlande en créant le personnage de Maria Kallio, héroïne de huit polars, petite femme policière aux cheveux roux, à la volonté de fer et à la langue bien pendue. Maria est une finlandaise ordinaire qui jongle entre les contraintes de son métier, les horaires de la crèche et les tours de garde.
« Je ne crois pas qu’il y ait des bons et des mauvais sur cette terre », confie Lehtolainen. « Il y a juste des individus que les évènements de la vie poussent à commettre l’irréparable. C’est cela que j’ai envie de donner à voir. » Ses lecteurs ne trouveront donc pas de grandes conspirations ni d’intrigues de tueurs en série dans ses polars. Les meurtriers que traque son héroïne sont des mères de famille, des hommes divorcés, des jeunes sportifs...Des gens on ne peut plus ordinaires.
Je ne crois pas qu’il y ait des bons et des mauvais sur cette terre
traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, 240 pages, Gaïa polar
Intrigue : Ayant renoncé à son premier métier dans la police, Maria Kallio a terminé ses études de droit et trouvé un poste de conseillère juridique dans un cabinet d’avocats de Tapiola. Elle s’est aussi installée pour l’été à proximité de son lieu de travail, avec son petit ami Antti, dans la maison des parents de ce dernier, et s’initie avec lui à la vie mondaine de la riche bourgeoisie de cette banlieue chic d’Helsinki.
C’est ainsi qu’elle sympathise avec Armi, la fiancée du demi-frère du beau-frère d’Antti, Kimmo. Mais quand Maria se rend à son invitation, elle la trouve morte, étranglée dans son jardin. S’agit-il d’un crime passionnel, comme le pense la police, ou bien Armi, qui travaillait comme assistante d’un gynécologue, en savait-elle trop sur certaines de ses patientes ? Le commissaire Ström voit en Kimmo un coupable idéal, mais Maria ne l’entend pas de cette oreille. Chargée d’assurer la défense du jeune homme, elle va consacrer toute son énergie et son audace à démêler les lourds secrets de cette société en apparence si convenable où, pourtant, drogue, alcool et soirées sado-maso s’ajoutent aux mésententes familiales, aux suicides suspects et aux accidents tragiques.
traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, 255, Gaïa Polar
Intrigue : Après quelques années à la police nationale où la routine des procès-verbaux et interrogatoires de petits délinquants l’ennuie, Maria Kallio reprend ses études à la fac de droit. Mais l’action lui manque et elle accepte un remplacement. Ce sera l’occasion de sa première enquête criminelle : un jeune homme est retrouvé assassiné, noyé et blessé à la tête, lors d’un week-end passé dans la villa de ses parents avec sept autres membres d’une chorale. Un parmi eux est forcément coupable. Mais lequel ?
Maria commence son enquête, les interroge les uns après les autres. Sa tâche est ardue : elle-même a connu la victime et certains des suspects lorsqu’elle était étudiante. Elle a sensiblement le même âge qu’eux, ce qui ne la rend guère crédible comme inspecteur de police. De plus, tous avaient de bonnes raisons d’en vouloir à la victime, un jeune homme riche, talentueux, au succès facile et aux nombreuses conquêtes féminines...